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1 June, 2012 - 14:06

Elections en Grèce: droite et gauche radicale au coude à coude dans les sondages

Le chef de la gauche radicale grecque Syriza a affirmé vendredi vouloir "annuler" le memorandum imposant à la Grèce une cure d'austérité très impopulaire, quitte à renégocier ensuite les conditions de l'aide versée par ses bailleurs UE et FMI, si son parti remporte les législatives du 17 juin.  data/files/photo_1338554263596-5-0.jpg

Le parti conservateur de la Nouvelle-Démocratie (ND) et la gauche radicale du Syriza étaient au coude à coude à deux semaines des législatives grecques du 17 juin, mais sans perspective de majorité absolue, selon les derniers sondages autorisés à paraître en Grèce avant le scrutin.

Deux de ces sondages publiés vendredi donnent la ND en tête, mais avec un écart inférieur à la marge d'erreur de 3%, tandis que le troisième dégage une avance de 6% pour le Syriza, qui est par ailleurs le parti enregistrant la plus forte progression depuis une semaine.

Au total, la ND est créditée d'un score de 25,5% à 26,5%, face au Syriza qui évolue entre 23,6% et 31,5%. Ces résultats contraindraient de toute manière le vainqueur à nouer des alliances gouvernementales, avec un seuil autour de 38% pour décrocher la majorité absolue au parlement de 300 sièges.

Allié à la ND avant le scrutin de 6 mai qui a sanctionné ces partenaires gouvernementaux pour leur mise en oeuvre d'une politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI, le Pasok socialiste arrive en troisième position, entre 9,9% et 13,5% des voix.

Un autre éventuel renfort pour la formation d'une coalition, la Gauche démocratique, évolue entre 4,4% et 7,5% des voix selon ces trois sondages.

Ces quatre formations assurent vouloir maintenir le cap de l'euro, tout en prônant une renégociation --radicale pour le Syriza, tempérée pour les autres-- des termes de la cure d'austérité administrée au pays en contrepartie de son soutien par l'UE et le FMI.

Le duel ND-Syriza fait par ailleurs reculer les trois autres formations tournant le dos à l'UE et l'euro, qui avaient canalisé lors du 6 mai le rejet par les Grecs des sacrifices imposés.

Les nationalo-populistes Grecs indépendants perdraient la moitié de leurs voix, entre 5,3% et 5,8%, l'ultra-orthodoxe parti communiste KKE se tasserait entre 5,2% et 5,7%, tandis que les néonazis de Chryssi Avghi (Aube dorée) reculeraient de 3,6% à 5,1% des votes, ce qui leur permettraient toutefois de se maintenir au Parlement où ils ont fait irruption le 6 mai.