Le Premier ministre kényan Raila Odinga s’oppose, contrairement au président Mwai Kibaki, à la tenue d’un procès dans son pays des suspects accusés de violences post-électorales perpétrées à la fin de 2007. Odinga craint un procès non équitable et une manipulation des accusés.
La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye avait délivré mardi des citations à comparaître le 7 avril contre les six Kényans, dont quatre responsables politiques, soupçonnés de crimes contre l'humanité pendant les mois de violences ayant suivi la réélection contestée de l'actuel président Mwai Kibaki en décembre 2007.
Les juges de la CPIont donné raison au procureur général, Luis Moreno-Ocampo, qui avait demandé en décembre dernier la comparution de ces six suspects.
Kibaki veut un procès au Kenya
Le gouvernement kényan, par la bouche de son président Mwai Kibaki, essaie d'empêcher la comparution en avril devant la CPI de six responsables kényans mis en cause dans ces violences.
Nairobi mène depuis plusieurs mois un intense lobbying diplomatique, auprès des pays africains et du Conseil de sécurité de l'ONU, pour suspendre la procédure en cours de la CPI pendant un an afin qu'elle puisse être gérée par la justice kényane.
Quelque 1.200 personnes, selon l'accusation, ont été tuées et plus de 300.000 déplacées au cours de violences ayant suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre 2007 face à son adversaire Raila Odinga, actuel Premier ministre d'un gouvernement de coalition.
sources : AFP, Reuters