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27 June, 2011 - 10:51

Volet 5 - Sur le long et peu profond fleuve

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Quelque part entre Kisangani et Bumba, jour 7 – Bien que ce ne soit pas à 5 heures du matin comme prévu, nous sommes partis ce matin ! Tout s’est passé sans grand grabuge, on nous annonce qu’il faut monter à bord et en quelques minutes nous sommes au milieu du fleuve. Le pont arrière où nous avons mis la chaise en plastique avec mon nom dessus se trouve sur le pont avant, et c’est dans cette position confortable que l’aventure va commencer. Bajo nous dit que nous sommes 170 passagers, rassemblés sur deux barges de chacune cinquante mètres. Aller aux toilettes demande plusieurs minutes de marche prudente et d’attente, en prenant garde de ne pas piétiner des enfants. Sur le pont-avant de 20 mètres carrés se trouvent environ trente personnes.

‘Nous souffrons !’, me dit l’un des passagers au moment où je passe pour faire quelques photos. La majorité des passagers restent sur l’endroit créé là où les deux barges sont attachées, se déplaçant comme ils peuvent pour éviter le trou qui est au milieu. La chaleur devient insupportable. Quand j’atteinds le côté arrière après des minutes d’acrobatie, je suis invité à m’asseoir juste derrière le capitaine. La vue est spectaculaire.

Échoué sur le sable
Avec ses jumelles, le capitaine essaie de sonder la distance, pendant que deux jeunes garçons mesurent la profondeur de l’eau en y enfonçant un bâton pour essayer de repérer le fond. Le puissant fleuve Congo a beau être étroit, il n’est pas profond. A un moment donné, nous sommes à deux doigts d’échouer, lorsque la barge remorquée heurte un banc de sable. Dans chaque village, des petites pirogues nous approchent et s’accrochent à notre bateau. Les villageois veulent nous vendre du charbon, du poisson, toutes sortes de viande, du bois et même des jouets.

Après neuf heures de navigation, la barge remorquée s’immobilise sur un banc de sable. Nous sommes déconnectés : notre barge est conduite vers un endroit où nous pouvons passer la nuit, pendant que l’autre est tirée hors du sable. Le premier jour de notre expédition, nous avons parcouru un peu moins de cent kilomètres, avec une moyenne de dix kilomètres par heure.

A suivre : Monter à bord en rampant, sixième volet d'une série de carnets de voyage intitulée Expédition Fleuve Congo.

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